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Arrêt de travail après téléconsultation

Un arrêt de travail suspend l'exécution du contrat de travail et ouvre droit, sous conditions, à des indemnités journalières. Cette page explique qui peut le délivrer en France, ce que la réglementation encadre lorsqu'il est établi à distance, et pourquoi notre service, lui, n'établit pas ce document.

Nous n'établissons pas d'arrêt de travail

Il faut le dire avant tout le reste : MEDINOW ne délivre pas d'arrêt de travail français. Notre médecin est inscrit en Pologne, numéro PWZ 3211301, et évalue des demandes portant sur un traitement médicamenteux. L'arrêt de travail, lui, n'est pas un simple certificat : c'est un document de la sécurité sociale française, établi par un professionnel identifié dans les circuits nationaux, transmis à la caisse primaire d'assurance maladie et à l'employeur. Un médecin qui exerce hors de ce système ne peut pas alimenter ces circuits, et un document qui y ressemblerait sans en être un exposerait le salarié à un refus, voire à une retenue sur salaire. Cette page reste donc purement informative : vous n'y trouverez ni formulaire à remplir, ni paiement. Si vous avez besoin d'un arrêt aujourd'hui, adressez-vous à votre médecin traitant, à un centre de santé, à une maison médicale de garde, ou au 15 en cas d'urgence.

Qu'est-ce qu'un arrêt de travail et qui peut le délivrer

L'arrêt de travail est l'avis par lequel un médecin atteste que l'état de santé d'un salarié justifie l'interruption temporaire de son activité. En France, il est établi par un médecin et, dans des cas précis, par une sage-femme ou un chirurgien-dentiste dans leur champ de compétence. Le document comporte la date de début, la durée envisagée, les horaires de sortie éventuellement autorisés et l'identification du professionnel qui l'établit. Il existe désormais deux formes : l'avis dématérialisé, transmis directement par le professionnel, et l'imprimé papier en trois volets, que le premier remplace progressivement. Cet avis ne se prononce ni sur la nature du poste ni sur son aménagement : c'est le médecin du travail, distinct du médecin qui soigne, qui statue sur l'aptitude et sur les adaptations éventuelles au moment du retour.

Un arrêt délivré à distance est-il valable ?

Oui, un arrêt de travail peut être établi à l'issue d'une consultation à distance conduite par un médecin exerçant en France, et il a alors la même valeur qu'un arrêt délivré au cabinet. La réglementation encadre toutefois cette voie plus strictement que la voie présentielle, notamment sur la durée accordée et sur l'identité du professionnel. Des situations particulières échappent à ce plafonnement, en premier lieu lorsque l'avis émane de votre médecin traitant ou de la sage-femme qui vous suit, ou lorsque vous êtes dans l'impossibilité manifeste de consulter en personne. Ces règles ont évolué à plusieurs reprises ces dernières années. La valeur exacte applicable au moment de votre demande figure sur ameli.fr et sur service-public.fr : ce sont les deux seules références à jour, et il vaut mieux les vérifier que se fier à un chiffre lu ailleurs.

Durée initiale et prolongation

La durée d'un arrêt ne relève pas de la seule demande du salarié : elle découle de l'état constaté et des référentiels de durée publiés par la Haute Autorité de Santé et l'Assurance Maladie, qui donnent des repères indicatifs par pathologie et par type de poste. Une lombalgie chez un salarié sédentaire et chez un manutentionnaire n'appelle pas la même durée. La prolongation est possible, mais elle obéit à une règle de continuité : elle doit en principe être établie par le médecin ayant prescrit l'arrêt initial ou par votre médecin traitant, sauf impossibilité justifiée. Un arrêt prolongé par un tiers sans motif recevable expose à un refus d'indemnisation. Enfin, une reprise anticipée n'a rien d'automatique : si vous vous sentez mieux avant le terme, signalez-le à votre médecin et à votre employeur plutôt que de reprendre sans en informer personne.

Ce que reçoit l'employeur et ce que reçoit la caisse

Sur l'imprimé papier, l'arrêt comporte trois volets, et leur destination n'est pas interchangeable. Les deux premiers volets, qui portent le motif médical, vont à votre caisse primaire d'assurance maladie. Le troisième volet, volontairement dépourvu de toute information médicale, est destiné à l'employeur : celui-ci n'a pas à connaître le diagnostic, seulement les dates. Cette séparation est protectrice, et il ne faut jamais transmettre à un employeur un volet destiné à la caisse. Lorsque l'avis est dématérialisé, la transmission vers la caisse est effectuée directement par le médecin, mais l'information de l'employeur reste à votre charge. Le service de santé au travail, lui, n'est pas destinataire de l'arrêt : il intervient au retour, en particulier lors de la visite de reprise après une absence prolongée.

Délais de transmission à ne pas manquer

Le délai de référence est de 48 heures : c'est le temps dont vous disposez pour faire parvenir l'arrêt à votre caisse et pour informer votre employeur. Ce délai court à compter de l'établissement de l'avis, non de votre reprise ni de la fin du week-end. Un envoi tardif n'annule pas l'arrêt, mais il peut entraîner une réduction des indemnités journalières, et un second retard dans les deux ans qui suivent est traité plus sévèrement. Deux réflexes valent pour toutes les situations : conservez une copie de ce que vous envoyez, et vérifiez sur votre compte en ligne que la caisse a bien enregistré l'avis. Si votre arrêt a été dématérialisé, la partie médicale est déjà partie, mais rien ne vous dispense de prévenir l'employeur dans le même délai.

Indemnités journalières : conditions et carence

L'arrêt ouvre droit à des indemnités journalières uniquement si vous remplissez des conditions d'activité ou de cotisation appréciées à la date de l'arrêt : elles ne sont pas acquises du seul fait d'être salarié. Dans le secteur privé, un délai de carence de trois jours s'applique en principe au début de l'arrêt, les indemnités ne débutant qu'à partir du quatrième jour ; en cas de prolongation sans interruption, cette carence ne se répète pas. Beaucoup de conventions collectives prévoient un maintien de salaire par l'employeur, qui vient compléter ou lisser ce mécanisme, avec des règles propres à chaque branche. Le calcul du montant, les plafonds et les cas particuliers, notamment pour les affections de longue durée, les indépendants et les agents publics, sont détaillés par l'Assurance Maladie et méritent d'être vérifiés dans votre situation exacte.

Ce que nous pouvons faire, et ce qu'il faut demander ailleurs

Notre service traite les demandes liées à un traitement médicamenteux : renouvellement d'un traitement chronique déjà équilibré, contraception, santé mentale, perte de poids. Le résultat d'une évaluation favorable est un document au format PDF conforme à l'annexe de la directive 2012/52/UE, transmis par courrier électronique, que vous présentez dans n'importe quelle pharmacie avec une pièce d'identité. Aucun code confidentiel n'est utilisé, et cette évaluation n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie. Les certificats d'aptitude, les certificats scolaires ou sportifs et les arrêts de travail sortent de ce périmètre : nous ne les produisons pas, et aucune somme ne peut être versée chez nous pour les obtenir. Pour un arrêt, un seul interlocuteur est pertinent : un médecin exerçant en France, en cabinet, en centre de santé ou à distance.

Auteur et vérification médicale

Contenu rédigé par la rédaction MEDINOW Sp. z o.o. et vérifié sur le plan médical par lek. Damian Wojno, médecin inscrit en Pologne, numéro PWZ 3211301. Vérification médicale : 2026-08-29. MEDINOW n'est ni un vendeur de médicaments ni une pharmacie, et ne propose aucune téléconsultation : ni vidéo, ni téléphone, ni messagerie en direct. L'évaluation repose sur un questionnaire médical détaillé et sur les documents transmis puis, lorsqu'elle est favorable, sur la remise d'un document au format PDF conforme à l'annexe de la directive 2012/52/UE, à présenter dans n'importe quelle pharmacie avec une pièce d'identité. La somme versée rémunère la consultation médicale et non la délivrance d'un document : elle est restituée en cas de refus pour un motif médical, mais elle ne l'est pas lorsque les pièces demandées par le médecin ne sont pas transmises, la consultation ayant alors bien eu lieu. Ces informations sont destinées à l'information du public, ne constituent pas un avis personnalisé et ne remplacent pas un examen clinique. En cas de doute ou d'aggravation, consultez un médecin ; en cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.

Un arrêt en téléconsultation est-il valable ?

Oui, lorsqu'il est établi par un médecin exerçant en France, il a la même valeur qu'un arrêt délivré au cabinet. La réglementation encadre cependant plus strictement la durée accordée par cette voie, avec des exceptions notamment lorsque l'avis émane de votre médecin traitant. Notre service, lui, ne délivre pas d'arrêt de travail.

Combien de jours au maximum ?

La durée dépend de l'état constaté et des référentiels par pathologie. Elle est en outre plafonnée par la loi lorsque l'arrêt est établi à distance par un médecin qui n'est pas votre médecin traitant. Ce plafond a évolué plusieurs fois : vérifiez la valeur en vigueur sur ameli.fr plutôt qu'un chiffre lu ailleurs.

Peut-on le prolonger ?

Oui, mais la prolongation doit en principe être établie par le médecin qui a prescrit l'arrêt initial ou par votre médecin traitant, sauf impossibilité justifiée. Une prolongation obtenue en dehors de cette règle expose à un refus d'indemnisation par la caisse.

Que doit recevoir l'employeur ?

Uniquement le volet dépourvu d'information médicale, qui indique les dates de début et de fin. Le motif médical reste entre vous, votre médecin et votre caisse. Ne transmettez jamais à un employeur un volet destiné à l'Assurance Maladie.

Sous quel délai l'envoyer ?

Le délai de référence est de 48 heures à compter de l'établissement de l'avis, pour la caisse comme pour l'employeur. Un envoi tardif n'annule pas l'arrêt, mais il peut réduire les indemnités journalières, et la récidive est traitée plus sévèrement.