Renouvellement d'ordonnance
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Renouvellement d'ordonnanceUn traitement chronique déjà équilibré n'oblige pas à tout reprendre depuis le début. Cette page explique ce qu'un médecin regarde avant d'établir une nouvelle ordonnance, quels documents préparer, quelles familles de médicaments restent exclues de cette voie et ce que le pharmacien vérifie au moment de la délivrance.
Le renouvellement à distance consiste à faire établir une nouvelle ordonnance pour un traitement que vous prenez déjà, sans que la molécule ni le schéma de prise ne changent. Ce n'est pas un premier diagnostic : le médecin part d'une situation médicale posée ailleurs, vérifie qu'elle est restée stable et décide si la poursuite du traitement est raisonnable en l'état. Concrètement, il examine la molécule et son dosage, l'ancienneté de la prise, la tolérance, les autres médicaments consommés, les antécédents et les résultats des derniers contrôles. Si l'ensemble concorde, il établit le document. Si un élément manque ou détonne, il demande des précisions ou refuse. Cette voie a une limite claire : elle sert la continuité d'un traitement, pas l'exploration d'un problème nouveau. Une douleur qui apparaît, un essoufflement, une perte de poids inexpliquée ou un effet indésirable sérieux relèvent d'un examen physique, que ni un questionnaire ni un échange écrit ne remplacent.
Se prêtent bien à cette voie les traitements au long cours, stabilisés et surveillés par des contrôles réguliers : antihypertenseurs, statines, antidiabétiques oraux, hormones thyroïdiennes, traitements de fond de l'asthme en dehors des poussées, contraception hormonale déjà bien tolérée, traitements de l'hypertrophie prostatique. Le point commun de ces situations est simple : le diagnostic est ancien, la molécule est la même depuis plusieurs mois et le patient sait ce qu'il prend. À l'inverse, un traitement qui vient d'être instauré, un dosage récemment modifié, un antibiotique pour un épisode aigu ou un médicament dont la surveillance biologique est stricte ne relèvent pas d'une évaluation sur dossier. Certains traitements demandent en plus un bilan récent : sans ce bilan, un médecin sérieux demandera de le faire avant de poursuivre. Ce n'est pas un obstacle administratif, c'est ce qui distingue un renouvellement d'une reconduction automatique.
Certaines familles sont exclues de façon absolue, quelle que soit l'ancienneté du traitement. Il s'agit des stupéfiants et des antalgiques opioïdes, des benzodiazépines, des hypnotiques apparentés comme le zolpidem et la zopiclone, des psychostimulants, des gabapentinoïdes comme la prégabaline et la gabapentine, et du cannabis médical. Ces médicaments sont expressément exclus du mécanisme européen de reconnaissance des ordonnances prévu par la directive 2011/24/UE, et leur surveillance suppose un suivi rapproché, en présence du patient. Nous n'établissons donc aucun document pour ces classes, même si le traitement est ancien et bien toléré. Les pages que ce site consacre à ces molécules existent à titre strictement informatif et ne comportent aucune proposition d'évaluation. Si votre traitement en fait partie, l'interlocuteur est votre médecin traitant ou le spécialiste qui vous suit : eux seuls peuvent assurer la continuité dans un cadre réglementaire adapté.
Trois éléments pèsent lourd dans la décision du médecin. Le premier est l'ordonnance précédente, même expirée : elle atteste du nom exact du médicament, du dosage, du rythme de prise et de la durée prescrite. Une photographie lisible de la boîte complète utilement le dossier mais suffit rarement seule. Le deuxième est le compte rendu des derniers contrôles pertinents pour votre traitement : bilan biologique, relevés de tension, compte rendu de consultation spécialisée. Le troisième est la liste complète de ce que vous prenez par ailleurs, y compris ce que vous achetez sans ordonnance et les compléments alimentaires, car beaucoup d'interactions viennent de la. Ajoutez vos allergies médicamenteuses connues et, pour les femmes, une grossesse en cours ou envisagée. Un dossier incomplet ne bloque pas la demande, mais il allonge l'échange et se termine parfois par un refus, faute d'éléments suffisants pour décider sans risque.
Notre modèle repose sur un questionnaire médical détaillé, complète par les documents que vous joignez, puis lu et évalué par un médecin. Il n'y a ni appel vidéo, ni entretien téléphonique, ni discussion en direct : nous ne proposons pas de téléconsultation et nous ne prétendons pas en proposer une. C'est la différence principale avec les plateformes françaises de consultation à distance, qui organisent un échange en direct avec un praticien inscrit en France. L'évaluation sur dossier a un avantage et une contrainte. L'avantage : vous répondez sans contrainte d'horaire et le médecin dispose de vos documents avant de décider. La contrainte : tout ce que vous n'écrivez pas reste invisible. Une réponse approximative sur un antécédent cardiaque, une allergie omise ou un autre traitement passé sous silence peut conduire à une décision inadaptée. Si le médecin estime que le dossier ne permet pas de trancher, il demande un complément ou refuse.
Lorsque le médecin valide la demande, vous recevez un document au format PDF par e-mail. Il est établi selon la liste de mentions prévue par l'annexe de la directive d'exécution 2012/52/UE, qui organise la reconnaissance des ordonnances établies dans un autre État membre : identité du patient, dénomination commune internationale de la molécule, forme, quantité, posologie, identification et signature du médecin. Il n'y a ni code à quatre chiffres, ni numéro national d'assuré à saisir : vous imprimez le document, vous vous présentez dans n'importe quelle pharmacie et vous vous identifiez avec une pièce d'identité. Le pharmacien contrôle les mentions obligatoires, vérifie la cohérence du traitement et décide de délivrer. Sa marge d'appréciation est réelle : il peut poser des questions, contacter le prescripteur ou refuser s'il juge un élément douteux. Anticipez ce point plutôt que de le découvrir au comptoir, en appelant une pharmacie avant de vous déplacer.
L'évaluation d'un renouvellement d'ordonnance coûte 24,90 €. Une option de traitement prioritaire du dossier est proposée à 9,90 €, sans engagement de délai de notre part. Ce montant paie l'évaluation médicale elle-même, c'est-à-dire le temps qu'un médecin consacre à lire votre dossier et à décider. Il ne paie pas la délivrance d'un document : un refus motivé est un résultat médical, pas un échec de service. Les règles de restitution découlent de ce principe. Si le médecin refuse pour un motif médical, les honoraires vous sont restitués. Si vous ne transmettez pas les documents que le médecin demande, l'évaluation a bien eu lieu et aucune restitution n'est prévue. Le prix des médicaments est indépendant : il se règle à la pharmacie, selon le tarif applicable. Notre prestation n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie et ne donne lieu à aucun remboursement par la sécurité sociale française.
Plusieurs situations imposent un examen physique et ne se règlent pas sur dossier. Un symptôme nouveau apparu depuis la dernière ordonnance en fait partie, de même qu'un effet indésirable qui vous inquiète, une aggravation de ce que le traitement est censé contrôler, ou un contrôle biologique anormal. Une grossesse en cours ou envisagée change également la donne pour de nombreuses classes. Enfin, l'absence totale de suivi depuis longtemps est en soi un motif de réévaluation : un traitement au long cours suppose des contrôles réguliers, et les reconduire indéfiniment sans rien vérifier revient à laisser un problème évoluer en silence. Dans ces cas, la réponse correcte n'est pas de chercher une autre voie de prescription, mais de prendre rendez-vous avec un médecin qui pourra vous examiner. Une douleur thoracique, un déficit neurologique, une difficulté respiratoire ou un malaise relèvent des services d'urgence, sans passer par un questionnaire.
Ces pages sont rédigées par la rédaction de MEDINOW Sp. z o.o. et vérifiées par le docteur Damian Wojno, médecin inscrit en Pologne, numéro PWZ 3211301. Ce médecin n'est pas inscrit à l'Ordre des médecins français : il exerce sous son autorisation polonaise et le document qu'il établit circule dans l'Union européenne au titre de la directive d'exécution 2012/52/UE. Dernière vérification médicale : 29 août 2026. Le contenu de cette page est informatif : il décrit des familles de médicaments, leurs indications et leurs limites, et ne remplace en aucun cas l'examen d'un professionnel de santé. Aucune information publiée ici ne constitue une incitation à utiliser un médicament soumis à ordonnance. En cas de symptôme nouveau, de douleur inhabituelle, de fièvre ou d'aggravation, le bon réflexe reste le médecin traitant, un cabinet de garde ou, en situation d'urgence, le 15. Pour cette page, les éléments de cadrage juridique proviennent des textes européens cités ci-dessous, et les éléments relatifs aux médicaments des résumés des caractéristiques du produit publiés dans la base de données publique des médicaments.
L'ordonnance précédente, même expirée, est le document le plus utile : elle prouve le nom exact du médicament, son dosage et son rythme de prise. Ajoutez les résultats des derniers contrôles pertinents pour votre traitement et la liste complète de ce que vous prenez par ailleurs, y compris sans ordonnance. Mentionnez vos allergies médicamenteuses et, le cas échéant, une grossesse en cours ou envisagée.
Cette voie concerne les traitements chroniques déjà stabilisés : antihypertenseurs, statines, antidiabétiques oraux, hormones thyroïdiennes, traitements de fond de l'asthme, contraception hormonale bien tolérée. Elle ne concerne ni un traitement instauré récemment, ni un dosage qui vient de changer, ni un épisode aigu. Les stupéfiants, les benzodiazépines, les hypnotiques apparentés, les psychostimulants, les gabapentinoïdes et le cannabis médical sont exclus dans tous les cas.
Nous ne promettons aucun délai. La durée dépend de la qualité du dossier : un questionnaire complet, accompagné de l'ordonnance précédente et des contrôles récents, se traite en une seule étape, tandis qu'un dossier incomplet oblige le médecin à demander des éléments supplémentaires. Si votre traitement arrive à son terme, n'attendez pas le dernier comprimé pour lancer la démarche.
Non, et il serait malhonnête de l'affirmer. Le document répond aux mentions prévues par la directive d'exécution 2012/52/UE pour les ordonnances établies dans un autre État membre, mais le pharmacien conserve une marge d'appréciation et peut refuser s'il juge un élément douteux ou s'il ne connaît pas ce type de document. Le plus simple est d'appeler une pharmacie avant de vous déplacer.
L'évaluation coûte 24,90 €, avec une option de traitement prioritaire du dossier à 9,90 €. Ce montant couvre l'évaluation médicale, pas la remise d'un document. Si le médecin refuse pour un motif médical, la somme vous est restituée ; si vous ne fournissez pas les documents demandés, aucune restitution n'est prévue. Le prix des médicaments se règle séparément à la pharmacie.